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Histoires et Lieux d'Alsace

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

          Le soir du 21 mai 1930, Paul Eluard (35 ans) et René Char (27 ans), tous deux poètes, déambulent le long du boulevard Haussmann à Paris en quête d’aventures. Tout à coup, près des Galeries Lafayette, leur apparaît un ange. Une splendide jeune femme en robe longue et coiffée d’un chapeau noir semble sortir d’un film de Luis Bunuel. Elle leur offre un regard perçant, assuré qui les laissent bouche-bée. Lorsqu’ils la croisent, ils osent quelques balbutiements, mais la jolie femme se détourne et se réfugie dans une bouche de métro. Paul Eluard et René Char, d’abord interdits, la rattrapent et réussissent à la convaincre d’accepter leur invitation à boire un verre dans un café de la chaussée d’Antin. Ils la regardent avec ravissement dévorer les deux croissants qu’elle a commandés. Maria, dite Nusch, leur offre son plus beau sourire émanant d’un visage où la perfection a dessiné yeux, bouche et lèvres. Les deux hommes sont séduits par cette beauté surréaliste qui leur raconte sa vie d’artiste avec un fort accent « allemand ». Eluard est fasciné et troublé par ce qui lui semble être le signe du destin. René Char, qui a compris le trouble de son ami, se retire discrètement …  et laisse Paul Eluard emmener Maria finir la nuit dans son appartement rue Becquerel à Montmartre. C’est ainsi que commence une histoire d’amour hors du commun où Nusch inspirera l’œuvre du poète de l’amour et du surréalisme.

Nusch la muse du surréalisme de MulhouseNusch la muse du surréalisme de Mulhouse

          Maria Benz est née allemande le 21 juin 1906 à Mulhouse (l’Alsace a été annexée par l’Allemagne en 1871 et restera allemande jusqu’en 1918). Elle est la fille d’un couple de forains. Son père, Auguste Benz, possède un chapiteau qu’il transporte de village en village où il se produit avec sa femme Marie-Joséphine Juchert et une petite troupe. Maria grandit dans un décor de rêves où l’amour est, au quotidien, voué au spectacle et à la mise en scène. Son père, qui la surnomme « Nusch », l’initie à l’acrobatie et aux arts du cirque. Toute petite, elle présente des numéros de trapèze, de clown, de magie ou de contorsionniste. A 10 ans, elle est l’attraction-phare de ce théâtre et assure les revenus de la famille.

          A 14 ans, son père l’envoie dans un théâtre de Berlin où il espère qu’elle sera remarquée. Elle multiplie les petits rôles mais est surtout livrée à elle-même. Elle doit se débrouiller toute seule et apprend la vie dans les quartiers louches de la capitale allemande.

          Revenue en France, on la retrouve comme hypnotiseuse au Théâtre du Grand Guignol. Elle « fait parler les morts » dans des spectacles mêlant humour, érotisme et bain de sang. A l’époque, les artistes n’étaient pas payés par le théâtre mais par le public. Autant dire que certains soirs il n’y avait pas de quoi faire un repas gastronomique. Elle se déguise alors en gitane et tire les cartes ou lit les lignes de la paume des mains des passants des Grands Boulevards. Si elle n’a pas de quoi manger, elle accepte d’aller boire un verre dans un bar ou d’emmener un homme dans sa misérable chambre d’hôtel située près de la gare Saint-Lazare. 

          Ce soir du 21 mai 1930, elle se laisse donc entraîner par ces deux charmants jeunes hommes et lorsque le plus érudit des deux lui propose de finir la nuit chez lui à Montmartre, elle suit son destin.

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

          Paul Eluard, de son vrai nom Eugène Grindel, est déjà un poète reconnu. Infirmier militaire pendant la 1ère mondiale, l’expérience des champs de bataille l’a traumatisé et lui inspira « Poèmes pour la Paix » publiés en 1918. Il a lancé avec André Breton le mouvement des Surréalistes pour exorciser les horribles séquelles de l’horrible guerre. Paul a publié une dizaine de livres dont « Capital de la douleur » en 1926 (qui est un des meilleurs livres du 20ème siècle) et « L’Amour la poésie » en 1929. Il est l’ami de Max Ernst et de Louis Aragon avec lesquels il a adhéré au parti communiste en 1927. Il est également le complice de Pablo Picasso et du photographe américain Man Ray. Après quatre années d’un amour qu’il pensait éternel avec Gala, une jeune Russe, celle-ci l'a quittée pour le peintre Salvador Dali.

          Nusch tombe immédiatement amoureuse de cet homme cultivé mais fragile, souvent malade, qui collectionne les œuvres d’art. Elle ne le quittera plus. En fait, elle quitte sa chambre minable et tourne le dos à sa vie pour se consacrer à l’amour de l’Amour. Elle ne fera plus que cela … aimer.

          Ils vivent d’abord en « union libre » car le poète est toujours amoureux de sa femme avec laquelle le divorce est douloureux. Mais, petit à petit, Nusch, tellement féminine, séduisante, sensuelle devient la muse du poète. Nusch va investir l’imaginaire de Paul, lui donner une nouvelle énergie et le faire monter au sublime. Les plus belles poésies amoureuses d'Eluard sont écrites pendant leurs 17 années de vie conjugale. Le photographe américain Man Ray disait que Paul était un romantique au ton si doux et si conciliant et que sa poésir était un art de la vie.

          Nusch et Paul vont devenir un couple mythique du Surréalisme, affranchi des conventions. Ils inventent un art de vivre ensemble. Ils partagent cette passion de l’insouciance, l’exubérance et de l’irrespect avec leurs nombreux amis artistes. Le mouvement du Surréalisme se propage dans toute l’Europe. Cette communauté d’hommes et de femmes libres, soudés entre eux, débattent de toutes sortes de thèmes novateurs comme la folie, l’érotisme, les rêves, la sexualité, Ils se veulent libres de pensées non conformistes, recherchant le plaisir dans leur vie quotidienne. Amoureuse, sensible et d’une extraordinaire simplicité, ignorant l’ambition, Nusch consacre sa vie à l’amour et devient, malgré elle, la figure emblématique du Surréalisme.

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

          Avec plusieurs amis écrivains (René Char, André Breton, Louis Aragon), Paul Eluard s'attaque à l’Exposition coloniale de 1931, qu'ils décrivent comme un « carnaval de squelettes », destiné à « donner aux citoyens de la métropole la conscience de propriétaires qu’il leur faudra pour entendre sans broncher l’écho des fusillades ». Ils réclament également « l’évacuation immédiate des colonies » et la tenue d'un procès sur les crimes commis. Paul est résolument humaniste et révolutionnaire. Exclu du Parti communiste à la fin de l'année 1933, il voyage en Europe afin de dénoncer le fascisme.

          Paul est ébloui par l’innocence de celle qui partage désormais tout avec lui : « Nusch, belle comme une pharaonne de cirque et de cafés enfumés, close sur un passé de cendres, la timidité téméraire, la violence et le dégoût dominés, la tendresse maternelle piétinée … maladive mais possédant des nerfs d’acier, … , des yeux de faïence verte … ».

          Paul Eluard dédie les 45 poèmes de son livre « La Vie immédiate » publié en 1932 à Nusch :

                    « Sans soucis sans soupçons

                    Tes yeux sont livrés à ce qu'ils voient

                    Vus par ce qu'ils regardent

                    Confiance de cristal

                    Entre deux miroirs

                    La nuit tes yeux se perdent

                    Pour joindre l'éveil au désir »

                    « Je vis dans une lumière exclusive, la tienne…

                    Même quand nous sommes loin de l’autre, tout nous unit… » 

          Alors que Paul était déchiré par sa rupture avec la Russe Gala qu’il aimait toujours, Nusch lui offrait son amour sans condition. Ils se marient le 21 août 1934. Mais Paul Eluard est un être malade qui fait beaucoup de séjours dans des sanatoriums. Son corps fragile décuple ses désirs et ses idéaux de liberté absolue qu’il veut expérimenter. Il demande à Nusch d’aller au-delà de la morale, de transgresser les tabous et de sublimer l’érotisme de son corps. Par amour et par provocation, elle accepte : « J’ai longtemps cru faire à l’amour le plus douloureux sacrifice de ma liberté, mais maintenant tout est changé : la femme que j’aime n’est plus ni inquiète, ni jalouse, elle me laisse libre et j’ai le courage de l’être. »

          Paul encourage Nusch à poser pour les amis photographes ou peintres, le plus souvent nue. C’est le nu qui l’habille le mieux selon lui. Man Ray la photographie sublimement. En 1935, Paul Eluard publie le recueil « Facile » orné de photos de Nusch nue réalisé par Man Ray. C’est très osé et fait scandale à l’époque :

                    « Tu te lèves l'eau se déplie

                    Tu te couches l'eau s'épanouit

                    Tu es l’eau détournée de SCS abîmes

                    Tu es la terre qui prend racine

                    Et sur laquelle tout s'établit ».

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

           Le couple est également intime avec Picasso et Dora Mar à Paris ou dans une pension à Mougins l'été. Paul et Nush séjournent aussi très souvent chez les Dali à Cadaquès. Fascinés par Nusch, d’autres artistes comme la photographe Dora Maar (la maitresse de Picasso), Joan Miró, Brassai, Lee Miller ou encore René Magritte immortalisent également la muse du groupe surréaliste. 

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

           En 1937, tous ces amis, qui partagent l'amour de l'art, se retrouvent pour la dernière fois à Mougins et Antibes. Man Ray y tourne un film nostalgique de cette période, "Un été à la Garoupe" dont France 5 a réalisé un documentaire que vous pouvez visionner entièrement dans le lien ci-dessous (voir archive).

           Paul Eluard est déchiré par les opinions politiques de l'entre-deux guerre. Communiste un temps, il rejette toute forme de fascisme au moment de la guerre civile espagnole et la montée du nazisme. En 1937, Paul publie « L’évidence poétique » et déclare entre autres : « Il y a un mot qui m’exalte, un mot que je n’ai jamais entendu sans ressentir un grand frisson, un grand espoir, le plus grand, celui de vaincre les puissances de ruine et de mort qui accablent les hommes, ce mot c’est : fraternisation ».  Belle révélation deux ans avant le cataclysme qui va s’abattre sur eux !

          Nusch pose pendant ces années heureuses pour Pablo Picasso et est l’amante du génie catalan avec l’accord de Paul.

Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch
Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch
Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch
Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch
Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch
Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch

Pablo Picasso a réalisé de nombreux dessins et toiles de Nusch

          Après la légèreté et la recherche d’idéaux, vinrent les années graves pour Paul. La deuxième guerre mondiale va emporter leur insouciance tel un fleuve en crue. En 1939, Paul, à 40 ans, est mobilisé comme agent administratif dans le Loiret où Nusch le rejoint. Il est ensuite muté dans le Tarn. Démobilisé, le couple retrouve leur ami Joël Bousquet à Carcassonne. Se sentant inutile, Paul Eluard décide de retourner à Paris en 1942 et commence une carrière de résistant. Il publie des tracts et des poèmes anti-nazis que Nusch transporte dans des boîtes à bonbons. Ses 21 strophes de « Liberté » sont parachutées par les avions anglais à des milliers d'exemplaires au-dessus de la France dans des caisses avec des armes, pour le maquis français 

                    Sur l’absence sans désir

                    Sur la solitude nue

                    Sur les marches de la mort

                    J’écris ton nom

                    Sur la santé revenue

                    Sur le risque disparu

                    Sur l’espoir sans souvenir

                    J’écris ton nom

                    Et par le pouvoir d’un mot

                    Je recommence ma vie

                    Je suis né pour te connaître

                    Pour te nommer

                    Liberté.

                    Paul Eluard

          En 1943, avec Pierre Seghers et Jean Lescure, Paul rassemble les textes de nombreux poètes résistants et publie un livre intitulé « L'honneur des poètes ». Face à l'oppression, les poètes chantent en chœur l'espoir, la liberté. Ils sont obligés de se cacher d‘abord à Paris, puis à Vézelay. Nusch continue d’inspirer la révolte de Paul qui écrit là ses poèmes les plus profonds comme « Au rendez-vous allemand ».

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse

          À la Libération, Paul Eluard est fêté avec Louis Aragon comme le grand poète de la Résistance. Il donne de nombreuses conférences dans toute l’Europe toujours accompagné par Nusch.

          Mais le 28 novembre 1946, alors qu’il est parti seul en Suisse, il apprend le décès brutal de Nusch, victime d’une hémorragie cérébrale au domicile de sa mère, Suzanne Grindel. Le poète est tétanisé par la nouvelle. Il crie son désespoir et sa révolte dans de nombreux poèmes bouleversants dans « Corps mémorable » :

                     « Vingt-huit novembre mil neuf cent quarante-six

                    Nous ne vieillirons pas ensemble.

                    Voici le jour

                    En trop : le temps déborde

                    Mon amour si léger prend le poids d’un supplice ».

          Puis dans « Notre Vie » :

                    « Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie

                    Aurore d'une ville un beau matin de mai

                    Sur laquelle la terre a refermé son poing

                    Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires

                    Et la mort entre en moi comme dans un moulin

                    Notre vie disais-tu si contente de vivre

                    Et de donner la vie à ce que nous aimions

                    Mais la mort a rompu l'équilibre du temps

                    La mort qui vient la mort qui va la mort vécue

                    La mort visible boit et mange à mes dépens

                    Morte visible Nusch invisible et plus dure

                    Que la soif et la faim à mon corps épuisé

                    Masque de neige sur la terre et sous la terre

                    Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle

                    Mon passé se dissout je fais place au silence ».    

          Avec « Dit de la force de l’Amour », il veut continuer de se battre :

                    « Entre tous mes tourments entre la mort et moi

                    Entre mon désespoir et la raison de vivre

                    Il y a l'injustice et le malheur des hommes

                    Que je ne peux admettre il y a ma colère

                    Il y a les maquis couleur de sang d'Espagne

                    Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce

                    Le pain le sang le ciel et le droit à l'espoir

                    Pour tous les innocents qui haïssent le mal

                    La lumière toujours est tout près de s'éteindre

                    La vie toujours s'apprête à devenir fumier

                    Mais le printemps renaît qui n'en a pas fini

                    Un bourgeon sort du noir et la chaleur s'installe

                    Et la chaleur aura raison des égoïstes

                    Leurs sens atrophiés n'y résisteront pas

                    J'entends le feu parler en riant de tiédeur

                    J'entends un homme dire qu'il n'a pas souffert

                    Toi qui fus de ma chair la conscience sensible

                    Toi que j'aime à jamais toi qui m'as inventé

                    Tu ne supportais pas l'oppression ni l'injure

                    Tu chantais en rêvant le bonheur sur la Terre

                    Tu rêvais d'être libre et je te continue ».

          En 1947, Paul exprime encore son immense douleur dans « Ma Mort vivante » :

                    « Vivante et morte séparée j’ai trébuché

                    Sur une tombe sur un corps

                    Qui soulève à peine la terre

                    Sur un corps dont j’étais construit …

                    J’ai trébuché sur sa gaîté sur sa bonté

                    Qui maintenant ont les rigueurs de son squelette …

                    Mon amour mon petit ma couronne d’odeurs

                    Tu n’avais rien de rien à faire avec la mort …

                    Je ne dors pas je suis tombé j’ai trébuché sur ton absence

                    Je suis sans feu sans force près de toi

                    Je suis le dessous de la bête je m’accroche

                    A notre chute à notre ruine

                    Je suis au-dessous de tes restes…

                    Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement        

                    J'attends, personne ne viendra

                    Ni de jour, ni de nuit

                    Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

                    Mes yeux se sont séparés de tes yeux

                    Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière

                    Ma bouche s'est séparée de ta bouche

                    Ma bouche s'est séparée du plaisir

                    Et du sens de l'amour, et du sens de la vie

                    Mes mains se sont séparées de tes mains

                    Mes mains laissent tout échapper

                    Mes pieds se sont séparés de tes pieds

                    Ils n'avanceront plus, il n'y a plus de route

                    Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

                    Il m'est donné de voir ma vie finir

                    Avec la tienne

                    Ma vie en ton pouvoir

                    Que j'ai crue infinie                                 

                    Et l'avenir mon seul espoir c'est mon tombeau

                    Pareil au tien cerné d'un monde indifférent

                    J'étais si près de toi que j'ai froid près des autres ».

         

          Disparue trop tôt, à 40 ans seulement, sans enfants, notre Alsacienne, dotée d’une beauté trouble a joué un rôle indéniable dans le mouvement surréaliste de l’époque et a inspiré les plus grands artistes de l’entre-deux guerres. Elle était aussi aimée parce qu’elle était douce, « adorable » comme disent des témoins de cette époque. Elle a surtout réussi à incarner avec Paul le couple idéal où l’amour ne meurt jamais.

          Chantal Vieuville écrie : Silhouette fine et délicate, elle impose son image au Panthéon des grandes figures féministes des Surréalistes, telle une muse au service d’une révolution artistique. Elle repose aujourd’hui sous une tombe blanche sobre, indiquant uniquement son nom et son prénom, régulièrement fleurie au cimetière du Père Lachaise.

Merci à Eva Baila pour cette superbe vidéo sur l'Amour

           Après deux ans d’errance, Paul Eluard va renaître en rencontrant Dominique Lefort qui le ramène à la vie et lui permet de s’ouvrir à nouveau aux autres. Il lui dédie le « Je t’aime » en 1950.

          Le 18 novembre 1952 à neuf heures du matin, Paul Éluard succombe à une crise cardiaque à son domicile à Charenton-le-Pont. Il laisse à la postérité plus de 150 recueils de poésies. L'écrivain Robert Sabatier déclare : « Ce jour-là, le monde entier était en deuil ».

          Paul Eluard n’a jamais cessé de prôner la paix entre les hommes et de croire en une solidarité universelle … :

          « Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre »

          « Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous »

          « Les larmes sont les pétales du cœur »

          « Un rêve sans amour est un rêve oublié »

          « Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeur »             

          « Il y a des mots qui font vivre et ce sont des mots innocents. Le mot chaleur le mot confiance, amour, justice et le mot liberté. Le mot enfant et le mot gentillesse »

         « Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité »

          « J'ai vécu comme une ombre Et pourtant j'ai su chanter le soleil ».

          Dans les années 70, un expert américain du Surréalisme, Timothy Baum, achète dans une vente aux enchères 6 collages attribués au poète Paul Eluard par ses héritiers. Or, après les avoir examinés à la loupe, il découvre la signature de Nusch. Il prévient aussitôt les éditions Gallimard et tous les experts du surréalisme pour signaler la supercherie. Ainsi met-il à jour la petite oeuvre d’une artiste éphémère, notre petite muse alsacienne. Les Collages de Nusch constituent une oeuvre, composée en quelques jours, achevée, mais jamais poursuivie par l’artiste comme si cette création avait fait oeuvre de thérapie.

Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
Nusch la muse du surréalisme de Mulhouse
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